Le passé des ports

Dans le cadre du salon du livre de Mortagne-sur-Gironde, les éditions savinoises « Le Passage des Heures » présentent leur dernière parution : « Les ports charentais de l’estuaire de la Gironde ». Un bel ouvrage à découvrir dimanche 6 août en présence de son auteur Jean-Hughes Favereau.

L’estuaire de la Gironde fut depuis les temps les plus anciens (l’âge du Bronze) une voie de communication importante. Des bateaux transportant de l’étain venant de Cornouailles et d’autres du cuivre en provenance d’Espagne, s’y croisaient. Ce trafic est vraisemblablement à l’origine de la fondation de Bordeaux. Le vin italien et l’huile que Bordeaux réexpédie, circulent dans l’autre sens. La ville antique de Novioregum, près de Talmont sur l’estuaire, devint à cette époque un port très important comme le prouve les restes des vastes entrepôts découverts. Le trafic maritime dans l’estuaire s’amplifie avec l’arrivée sur le trône des rois d’Angleterre en Aquitaine au XIIe siècle. Le cabotage est alors la principale activité des ports de l’estuaire. Il se déroule à partir de ports jalonnant l’estuaire comme Blaye, Mortagne, Barzan, Meschers, Royan et, sur la rive gauche, Brion.Des ports apparaissent aussi sur les étiers côtiers. Certains sont encore présents mais bien d’autres, suite à l’envasement progressif du chenal les reliant à la mer, ont disparu avec le temps.
Le but de cet ouvrage est de présenter l’histoire de ces ports charentais de l’estuaire dans la Gironde. Cet estuaire – le plus vaste d’Europe – est long de 75 km depuis le bec d’Ambès, la confluence de la Garonne et de la Dordogne jusqu’à son embouchure dans l’Océan atlantique.
En 1857, cette limite nord séparant la mer et l’estuaire est fixée par décret par Napoléon III : les limites de la mer à l’embouchure de la Gironde sont données par une ligne allant de la pointe de Grave (Gironde) à la pointe de Suzac
(Charente-Inférieure) ». Saint-Georges-de-Didonne devient la seule commune de la rive droite de la Gironde à être à la fois estuarienne et maritime et son port, un port maritime et non fluvial.
Cet ouvrage décrira donc les ports depuis le port de Vitrezay, à la limite de la Charente-Maritime et de la Gironde jusqu’au port de Meschers. Tous ces petits ports durent lutter depuis leur création contre un phénomène naturel : l’envasement progressif du chenal qui donne accès à l’estuaire. Toutefois, ils furent un véritable poumon économique pour la Saintonge en permettant d’exporter la production agricole : blé, farine et eaux de vie. Le trafic de voyageurs était aussi important. L’âge d’or de l’ activité commerciale de ces ports fut la fin du XIXe siècle. Mortagne était ainsi à la veille de la Première guerre mondiale le cinquième

 

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