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Bulletin municipal de Saint-Savinien sur Charente : Lieu de partage et d’échanges

Bulletin municipal de Saint-Savinien sur Charente : Lieu de partage et d’échanges

Le Passage des Heures fêtera ses 20 années d’existence en 2019. Un long chemin a été parcouru par une équipe où se mêlent bénévoles, salariés et indépendants. Précisons bien que le Passage des Heures est une association régie par la loi 1901 et qui gère une librairie et une activité d’édition. Maintenir une librairie en milieu rural n’a bien sûr pas été facile et il a fallu beaucoup d’imagination et d’énergie pour stabiliser ce « commerce culturel ». Car rappelons ici la dure réalité : ces dernières années, Saintes a perdu les librairies « La poste bleue » et « La lettre à la bulle ». A Saint-Jean-d’Angély, « La plume enchantée », définitivement désenchantée, a baissé le rideau. Récemment 2 petites maisons d’édition ont fermé leurs portes : Tami à Fontcouverte et La Découvrance  à La Rochelle. Voici pourquoi il est important de soutenir les librairies indépendantes en achetant et en commandants des livres sur place et non sur Internet. A Saint-Savinien, nous sommes fiers de posséder, entre autres, un cinéma « Art et essais », une salle de spectacle (Chat bleu), un pôle artistique et la librairie/Editions ! Le tout, géré de façon associative. Malgré les difficultés, il y a aussi beaucoup de petits plaisirs à proposer des livres et à en créer. Par exemple le fait d’accueillir des personnes dans un lieu dédié aux livres, à ce que procure la lecture et notamment les histoires qui ressemblent un peu à nos vies (ou le contraire !). Et puis il y a bien entendu cette collection « Images d’autrefois », mélange de cartes postales, de documents et de photos de famille qui fut le départ du projet « Edition » en 2002. Un vrai succès « populaire », un appel aux racines, un petit patrimoine iconographique protégé, une vie de village qui devient légende… Quoi de plus émouvant que d’observer des personnes ne lisant pas, n’achetant jamais de livre, s’offrir un opus « Images d’autrefois » consacré à leur commune et le triturer dans tous les sens dans le seul but d’y redécouvrir… le passé. Mais pas question d’avoir des positions d’arrière-garde ! Même si nos livres parlent souvent du passé, ils sont au service du présent, voir du futur car connaître son passé c’est mieux maîtriser son présent afin de préparer l’avenir. A l’heure de l’Europe et de la mondialisation, nos régions et mêmes nos territoires se doivent d’affirmer leurs spécificités et donc, revendiquer une identité. Cela passe souvent par la culture, par le livre et donc le maintien des...

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L’église romane Saint-Martial de Le Douhet

L’église romane Saint-Martial de Le Douhet

  La discrète église romane Saint-Martial de « Le Douhet » en Charente-Maritime est un des joyaux de l’art roman saintongeais. Si son histoire « politique » reste un secret bien gardé, ses décors foisonnants sont autant de paroles généreuses adressées au passant comme au pèlerin. Le visiteur curieux y croisera du beau monde : un tétramorphe, un pantokrator, une descente de croix unique, douze apôtres identifiables, des couples bibliques étonnamment modernes, un « petit peuple » très expressif. Le présent ouvrage est une promenade éclairée à travers sculptures et fresques qui animent ce délicat...

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L’église Saint-André de Champagne

L’église Saint-André de Champagne

L’imposante église romane et gothique de Champagne longe la route principale qui traverse le village pour aller vers la mer. Il faut prendre son temps pour en comprendre les subtilités. On y aborde les premiers abandons des concepts de l’influence architecturale romane et les nouvelles applications des critères de l’architecture gothique. Cependant l’unité règne sur ce massif édifice érigé au XIIe siècle puis en partie refaçonné au XIIIe siècle. Deux passionnés, l’un de l’histoire de Champagne, des Champagnais et de leur église, l’autre de l’art roman saintongeais, vous font partager leurs...

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Un charentais dans la Grande Guerre

Un charentais dans la Grande Guerre

Marc Rullier naît à Baignes en 1880. A vingt ans, atteint de la tuberculose, il part dans un sanatorium en Suisse tandis que les conscrits passent le conseil de révision. Réformé, il poursuit ses études de droit après trois années d’interruption et remplace son père à l’étude de Baignes lorsque ce dernier meurt en 1909. Quand la guerre éclate, Marc est âgé de 34 ans. Après l’hécatombe de l’été 14 et face à une guerre qui ne semble pas près de la fin, Marc, soucieux de ne pas passer pour un embusqué, décide de se porter volontaire. C’est ainsi que vêtu de son costume de chasse avec son fusil en bandoulière, il part à Saint-Astier pour y subir la formation militaire qu’il n’avait jamais eue. Il est incorporé dans le 273ème RI. Au bout de deux mois, il part sur le front avec sur les épaules son sac à dos de 30 kg. Marc montrera un courage exemplaire, refusera l’avancement que son statut de notaire pourrait lui valoir, et partagera le quotidien misérable des poilus dans les tranchées. La Champagne, Verdun, La Somme, Le Chemin des Dames, Ypres, il est de toutes les grandes offensives qui ont marqué l’histoire de cette guerre qui devait être la « der des ders ». Il aura la chance de revenir, atteint moralement, mais fier de compter parmi ceux qui ont contribué à la victoire....

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Les trois églises romanes de Matha

Les trois églises romanes de Matha

La ville de Matha possède deux des plus beaux édifices religieux saintongeais de l’époque romane ainsi que les vestiges d’une chapelle seigneuriale de la fin du XIIe siècle qui appartint à un château-fort. Deux hameaux distincts, Marestay et Saint-Hérie, se partageaient alors le territoire sous la protection des seigneurs du lieu dont la châtellenie siégeait au centre, à Mathas. L’église Saint-Pierre de Marestay fut construite au début du XIIe siècle et l’église Saint-Barthélémy de Saint-Hérie se releva de ses ruines dans le troisième quart du XIIe siècle. Ce sont les moines de la puissante abbaye de Saint-Jean-d’Angély qui leur insufflèrent l’expression de leur foi. Il nous en reste la richesse des décors et la variété des styles. Mathas n’était alors pas encore Matha. L’unification de ce territoire n’intervient que le 6 mai 1818 reliant Marestay à Saint-Hérie, englobant l’espace seigneurial pour s’appeler « Matha ». Cette singularité territoriale offrit au Matha d’aujourd’hui d’être l’héritier d’un patrimoine d’exception et d’avoir su concilier deux pensées à travers la construction, au milieu du XIXe siècle, du temple protestant qui réhabilita les restes de la chapelle chrétienne  ...

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l’Angérien : « Binuche se livre… »

l’Angérien : « Binuche se livre… »

« Binuche se livre dans une autobiographie sans concession » article paru dans l’Angérien du  26 10...

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